Dans la catégorie :
Publié le 10 Août 2012

La responsabilité de l’ acquéreur en tant que profane

Par acte sous seing privé du 28 avril 2008, conclu avec le concours de l’agence immobilière A….., et réitéré par acte authentique du 29 juillet 2008, M. L et Mme G ont acquis un pavillon d’habitation sis à Villiers sur Marne .

Faisant valoir que la superficie réelle du pavillon était de 47,80 m2 et non de 60 m2 comme annoncé par l’agence immobilière, les consorts LG ont assigné cette dernière par acte du 25 juin de 1009 aux fins de la voir condamner à la réparation de leur préjudice.

Le Tribunal de Grande Instance a rejeté leur demande puis ils ont interjetés appel de la décision.

La cour d’appel a considéré que la différence de superficie de 13m² pouvait être constaté par un profane et qu’ains l’agence immobilière n’avait pas manqué à son devoir de conseil.

Il convient de rappeler ici qu’un immeuble qui n’est pas en copropriété n’est pas soumis à l’obligation d’un certificat loi Carrez.

Étant donné que la surface habitable n’est pas entrée dans le champ contractuel il en résulte que la preuve n’est pas rapportée que l’intermédiaire immobilier, qui a certes commis une erreur en reportant des indications inexactes dans l’annonce de la vente litigieuse, ait pour autant manqué à son devoir de conseil et induit sciemment les acquéreurs en erreur sur un élément essentiel de leur consentement et en considération duquel ils l’ont donné. Ainsi, il y a lieu de débouter les acquéreurs de leur demande de dommages-intérêts à l’encontre de l’agence immobilière.

Cour d’appel Paris, Pôle 4, chambre 1, 5 Juillet 2012 N° 11/04145

Les derniers articles

Vente

Vente : Point de départ du délai de rétractation de l’acquéreur non professionnel

Le délai de rétractation de 10 jours accordé à l’acquéreur non professionnel court donc à compter du lendemain de la première présentation de la lettre ...
Lire la suite →
Vente

Vente : Annulation pour dol : les vendeurs conservent leur droit à indemnité d’occupation malgré leur mauvaise foi

La restitution due au vendeur à la suite de l’annulation d’une vente n’est pas subordonnée à sa bonne foi. Même en cas de dol ayant ...
Lire la suite →
Bail commercial

Bail commercial : Travaux structurels, manquement du bailleur et indemnisation du preneur

Pour refuser au preneur à bail commercial le droit à indemnisation, il convient d’exclure tout lien de causalité entre le manquement du bailleur à son ...
Lire la suite →