Dans la catégorie :
Publié le 3 Oct 2015

Rappel des règles de validité de la clause d’échelle mobile

Au visa de l’article L 112-1 du Code Monétaire et Financier, la Cour d’appel de Versailles rappelle le principe d’application de la clause d’échelle mobile: d’une part, la clause d’indexation se référant à un indice de base fixe ne contrevient pas à cette disposition dès lors qu’il y a concordance entre la période de variation de l’indice et celle de variation du loyer, et d’autre part, l’application de cet indice de référence ne doit pas conduire à une telle distorsion entre l’intervalle de variation indiciaire et la durée s’écoulant entre deux révisions.

L’article L. 112-1, alinéa 2, du Code monétaire et financier prohibe toute clause « prévoyant la prise en compte d’une période de variation de l’indice supérieure à la durée s’écoulant entre chaque révision ».

Cette disposition a pour objet de protéger non le cocontractant mais l’ordre public ; aucune transaction n’est possible et les paiements effectués par la locataire au titre de cette clause ne lui interdisent donc pas d’en demander l’annulation.

En l’espèce, la clause d’échelle mobile est régulière.

En effet, d’une part, la clause d’indexation se référant à un indice de base fixe ne contrevient pas à cette disposition dès lors qu’il y a concordance entre la période de variation de l’indice et celle de variation du loyer.

D’autre part, l’application de cet indice de référence n’a pas, en l’espèce, conduit à une telle distorsion entre l’intervalle de variation indiciaire et la durée s’écoulant entre deux révisions.

Le bailleur est donc fondé à demander le rappel de loyers calculés sur la base de la clause d’indexation.

Cour d’appel de Versailles, Chambre 12, section 2, 15 Septembre 2015 n° 14/04795

Les derniers articles

Vente

Vente : Point de départ du délai de rétractation de l’acquéreur non professionnel

Le délai de rétractation de 10 jours accordé à l’acquéreur non professionnel court donc à compter du lendemain de la première présentation de la lettre ...
Lire la suite →
Vente

Vente : Annulation pour dol : les vendeurs conservent leur droit à indemnité d’occupation malgré leur mauvaise foi

La restitution due au vendeur à la suite de l’annulation d’une vente n’est pas subordonnée à sa bonne foi. Même en cas de dol ayant ...
Lire la suite →
Bail commercial

Bail commercial : Travaux structurels, manquement du bailleur et indemnisation du preneur

Pour refuser au preneur à bail commercial le droit à indemnisation, il convient d’exclure tout lien de causalité entre le manquement du bailleur à son ...
Lire la suite →